Agir pour le climat – entre éthique et profit

Valéry Laramée de Tannenberg, rédacteur en chef du Journal de l’environnement, travaille sur les questions liant l’énergie au changement climatique.


Dans ce livre, Valéry Laramée de Tannenberg, rédacteur en chef et fondateur du Journal de l’environnement, détaille les actions engagées dans le secteur privé, aussi bien du côté de l’industrie que de la finance contre le réchauffement climatique. Il révèle également l’expertise croissante des ONG et le rôle des grandes organisations philanthropiques pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

On y apprend en effet que depuis plus de deux décennies, les familles américaines Rockefeller, Bloomberg, Hewlett, Packard, Ford et quelques autres sont engagées dans la lutte contre le changement climatique, et financent des think-tanks comme le World Ressources Institute américain ou l’Institut français du développement durable et des relations internationales (Iddri). « Seuls ou en groupe, ces milliardaires fournissent des moyens aux plus puissants des think tanks… qui développent des éléments de communication et des expertises pour les ONG et les gouvernements en mal de compétences… en fixant des objectifs clairs aux organisations issues de la société civile, ces hypers-riches ont su, en une trentaine d’années, influer sur la politique climatique internationale. »

Le livre explique aussi comment des entreprises et coalitions sectorielles s’engagent pour le climat, soit dans le captage du CO₂, ou en basculant vers les énergies renouvelables : l’industrie automobile se tourne vers l’électrique, les secteurs aérien et maritime testent des carburants alternatifs. L’agroalimentaire, responsable de 20 à 35 % des émissions de gaz à effet de serre, fait face à un défi majeur, notamment sur les questions liées à l’élevage intensif, au café, à l’huile de palme et à l’urbanisation alimentée par le béton.

La finance, elle aussi, amorce un virage climatique. L’auteur décrit la mobilisation d’analystes, investisseurs et banquiers autour des risques liés au dérèglement climatique, ainsi que la réorientation progressive des investissements vers des activités moins carbonées.

Enfin, Valéry Laramée de Tannenberg souligne les limites des engagements étatiques, examine les politiques publiques, la fiscalité climatique, les subventions accordées aux énergies fossiles, la nécessité de faire payer les émissions de gaz à effet de serre à leur juste coûta et accorde une place importante aux dynamiques locales. Un panorama assez élargi qui met en lumière les leviers d’action et les paradoxes de la lutte contre le dérèglement climatique.

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